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La Chapelle Américaine de Plum

23 Novembre 2010 , Rédigé par voyage sur les iles autour du monde en famille Publié dans #nouvelle calédonie

 

C'est une vieille bâtisse de bois, au détour d'un chemin. En face du collège de Plum, se dresse encore une chapelle américaine construite dans les années 1940. A l'heure où les Etats-Unis sont sur le devant de la scène, retour sur un des vestiges de la présence US sur le Caillou.

 

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Le bâtiment est sobre, construit en matériaux légers, sans clocher ni fioritures. A l'intérieur, quelques bancs de bois, des images du chemin de croix de Jésus, des vitraux . 

 

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Un peu d'histoire (selon les Nouvelles Calédoniennes du 24 janvier 2009)

 

 La chapelle Sainte-Jeanne-d'Arc de Plum a plus de 65 ans. Au fond  de la bâtisse, et «datant de l'époque des Américains » selon Jean-Marc Faua, fils de feu Pascal Faua, ancien gardien des lieux, une croix ancienne, un pan de confessionnal, ou encore une grande statue de Jeanne d'Arc. La pucelle d'Orléans, symbole de pureté et de courage militaire, y aura inspiré les Américains exilés loin de chez eux pendant la guerre du Pacifique. Selon des documents du service patrimoine de la province Sud, le lieu aurait été bâti «à partir du mois de septembre 1943, au moment de l'installation du camp militaire, à l'emplacement actuel du camp Broche. Le camp de Plum et sa chapelle ont été construits par un des US Navy Batalions (ou CB), arrivé à Nouméa en juin 1943 et cantonné à La Conception. » «C'est l'un des derniers témoins historiques de la guerre du Pacifique en Nouvelle-Calédonie » A proximité du camp qui hébergeait les «boys », la chapelle aurait longtemps fait office de morgue. « C'était un dépositoire où l'on amenait les corps avant qu'ils soient rapatriés en Amérique ».

 

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Les cérémonies religieuses ont déserté la chapelle américaine, mais celle-ci sert encore tout au long de l'année pour la catéchèse d'enfants du primaire, comme en attestent le tableau noir ou les bureaux d'écolier installés à l'intérieur. Si les murs semblent résister au temps, le toit a quelque peu souffert. « Le cyclone Erica  a failli tout casser », se souvient Jean-Marc. En 1989, Lionel Bogey avait pourtant organisé une kermesse et collecté des fonds pour des réparations. «Du rafistolage », selon le retraité. Le gouvernement, propriétaire des lieux, est en charge de l'entretien.

 

 La province, qui a classé le bâtiment comme monument historique en 2006, peut aussi participer à d'éventuels travaux selon les crédits inscrits au budget. Mais, depuis son classement, la chapelle n'a pas encore été rénovée. C'est pourtant «l'un des derniers témoins historiques de la guerre du Pacifique en Nouvelle-Calédonie.  En effet, peu d'installations construites par les Américains en matériaux légers ont survécu. »

 

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